Les visages de la
pauvreté alimentaire
Comme le montrent les témoignages des intervenants dans les structures d’aide alimentaire ainsi que les différentes études sur la précarité et l’exclusion, les visages de la pauvreté alimentaire sont multiples. Les personnes qui se rendent dans les structures d’aide alimentaire vivent des situations très diverses : besoin ponctuel d’aide alimentaire suite à des difficultés passagères, grande précarité (sans domicile fixe), surendettement, chômage de longue durée, précarité professionnelle, etc.
Par ailleurs, le public des structures d’aide alimentaire évolue. Les intervenants dans les structures d’aide alimentaire constatent que le public se diversifie de plus en plus depuis une vingtaine d’années. Le public des demandeurs d’asile, des sans-papiers, des jeunes, des mères de famille seules, des personnes âgées tend à croître par rapport au public des personnes très marginalisées.
L'alimentation des populations défavorisées en France
« La pauvreté alimentaire progresse en France » publié dans l'édition du 12 juin 2007 du journal Témoignages
Cette synthèse des travaux dans les domaines économique, sociologique et nutritionnel de 2005, parue récemment, est issue du projet “L’alimentation des populations défavorisées comme dimension spécifique de la pauvreté en France”, soutenu financièrement par l’Observatoire nationale de la pauvreté et de l’exclusion sociale et coordonné par France Caillavet, laboratoire de Recherche sur la Consommation (Corela), département de Sciences sociales
Dans cet ouvrage, l’alimentation prend une dimension à part entière de la pauvreté. Elle n’est plus seulement analysée comme un poste budgétaire sur lequel peuvent s’exercer des restrictions. En tant que l’une des composantes majeures du bien-être, l’alimentation acquiert le statut de droit fondamental, à défendre sur le plan juridique de même que le logement. De fait, les formes de “pauvreté alimentaire” ont continué à exister dans les pays développés et semblent en progression.
La revue Alimentation
et précarité du Cerin a
consacré plusieurs numéros aux publics qui se rendent
dans les structures d’aide alimentaire, en précisant leur
rapport à l’aide alimentaire :
L’aide alimentaire, c’est quoi, pour qui ?
L’institut CSA a réalisé, pour la Fédération Française des Banques Alimentaires, une enquête auprès des associations et CCAS partenaires afin de mieux connaître leurs situations et attentes à l’égard des BA d’une part et d’évaluer les profils des personnes bénéficiant de l’aide alimentaire d’autre part. Cette étude a été réalisée du 6 au 15 avril 2006 grâce à un questionnaire auto administré adressé à l’ensemble des associations et CCAS pour le volet situation/attentes et à un carnet à remplir chaque jour avant l’ouverture de l’association pour le volet analyse du profil des personnes accueillies. Les résultats sont présentés dans un communiqué de presse téléchargeable sur le site suivant :
Télécharger le communiqué de presse
Télécharger la synthèse de l’institut CSA
« La faim. Oui, la faim »
« On ne meurt pas de faim à Paris, certes. Du moins nous n’en connaissons pas d’exemple. Mais on souffre de la faim » (A. Raillard)
Dans le sondage BVA pour l’association Emmaüs de novembre 2005, 44% des personnes déclaraient n’avoir pas mangé récemment pendant au moins une journée entière, surtout les jeunes (51%) et ceux qui ont un emploi non déclaré (53%).
http://www.emmaus.asso.fr/publications/PDF/LQ461.pdf
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